Il y a des paysages, mais il y a aussi des habitants.  Nombreux sont ceux qui ont déjà l'attitude fermée et nerveuse des grandes villes, un sourire ne les impressionne pas, la plupart ne vous le rendront pas.  Un bonjour?  Peut-être, et encore...   J'ai eu très souvent l'impression d'être à Bruxelles et moi qui ai l'habitude de regarder les gens en face, de leur sourire et de les saluer quand je les croise, je n'ai pas eu beaucoup de réponses.

 

Mais, car il y a toujours un mais, ceux que j'ai rencontrés vraiment et avec qui j'ai eu l'occasion d'avoir une conversation autre que "Non, merci, je ne veux pas acheter... livre, carte postale, éventail, encens, etc.", ceux-là étaient très sympathiques, ouverts, curieux, intelligents.  Un vrai régal !

 

Quelques exemples :

Ces deux jeunes gens près du pêcheur, qui me voyant sourire en les regardant sont venus m'aborder et parler de tout, de rien, de la pollution des lacs et de l'air.

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Cette famille, sino-vietnamienne, le frère, la soeur et les deux nièces. Avec qui j'ai parlé une bonne heure.  J'avais trop chaud, j'étais rouge pivoine et j'avais aussi très soif.  Ils habitent près du lac de l'Ouest,  tiennent une "boutique" et font de la petite restauration de rue.  Je me suis arrêtée pour boire une eau, nous avons parlé, ri, la petite était suspendue à mes lèvres et demandait à son oncle de tout lui traduire.  Nous avons joué avec les glaçons pour se rafraîchir.  Quand je suis partie, la soeur (à gauche sur la photo) m'a envoyé ses filles pour qu'elles m'offrent son chapeau cônique.  Elle ne voulait pas que j'attrape du mal avec le soleil.  Cette famille m'a fait voir les habitants de Hanoï avec un peu plus d'indulgence.

Photo publiée avec leur accord

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Ces ouvriers de chantier, dont j'ai ici un des membres, qui ont bien ri en me voyant avec le chapeau cônique, mais qui ont voulu savoir pourquoi je le portais, qui m'ont demandé ce que je pensais de leur pays et finalement m'ont demandé de photographier leur aîné afin qu'il passe à la postérité.

Photo publiée avec son accord

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Il y a eu aussi cette gentille étudiante, dont je n'ai pas la photo, qui est venue s'asseoir à côté de moi et m'a demandé tout de go si je voulais bien parler avec elle, car elle voulait pratiquer son anglais.  Elle m'a raconté son parcours, ses études, son job de vacances, ses désirs pour l'avenir - le sien et celui de son pays - elle m'a aussi parlé de la pollution.  Cette question tracasse beaucoup les jeunes gens, en tout cas dans les milieux estudiantins; ils sont inquiets pour leur devenir et se rendent très bien compte qu'il y a un énorme effort à faire pour éduquer les masses afin de protéger notre planète et, plus près, leur environnement direct.