15 juin 2007
La Baie d'Along
La Baie d'Ha-Long, ou Baie d'Ha Long ou encore Baie d'Along est une étendue d'eau d'environ 1 500 km² située au nord du Vietnam dans le Golfe du Tonkin, à proximité de la Chine et à 170 km à l'est de Hanoi.
Hạ Long signifie « descente du dragon » en vietnamien. En effet, la légende raconte que le paysage exceptionnel de cette baie est dû au dragon,
être merveilleux et bénéfique au Viêt Nam, qui serait descendu dans la
mer pour domestiquer les courants marins. Se débattant, il entailla la
montagne avec sa queue. Et comme le niveau de l'eau s'est mis à monter,
elle ne laissa apparaître que les sommets les plus élevés.
La baie est considérée comme l'une des plus belles baies du monde. Depuis le 17 décembre 1994, elle est inscrite dans la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Quelques îles sont peuplées par des villages de pêcheurs, mais ceux-ci sont plus souvent flottants.(Infos Wikipedia)
Coucher de soleil sur la baie, on navigue entre les îlots majestueux et on se rend compte à quel point on est petit.
Même lorsque le temps n'est pas tout à fait de la partie, et peut-être à ce moment précis, on est pris totalement par la majesté et le mystère des lieux. Une ambiance bleutée, une légère brume loin devant, un silence à peine perturbé par le clapotis de l'eau sur la coque du bateau.
Je me suis installée tranquillement à la proue, sur le pont supérieur et je me suis laissé aller à rêvasser. Quelle que soit la direction dans laquelle je regardais, dans un 360 degré parfait, je ne voyais que ces îles paisibles et silencieuses, rochers permanents, indestructibles, sécurisants, là, posés au milieu des flots, dans la certitude du temps qui passe inexorablement.
Village flottant, petites maisonnettes sur l'eau où l'on peut se demander comment font les habitants pour vivre ainsi, au mileu de l'eau avec juste une petite embarcation pour rejoindre la rive d'une île où il est parfois bien pénible d'accoster.
Je suppose qu'il faut y être né pour pouvoir le faire, ne serait-ce que supporter le mouvement constant, le bruit des vaguelettes et parfois de vagues bien plus fortes, contre les flotteurs, la chaleur terrible qui doit régner à l'intérieur lorsque le soleil est au zénith et que la température extérieure avoisine les 38°.
Les bateaux-maisons
Encore moins confortables que les maisons flottantes, ces bateaux servent aussi d'habitation à certains pêcheurs. Peut-on supposer que les uns envient les autres d'avoir un statut social plus élevé? Les autres envient-ils les uns d'avoir plus de liberté en étant plus libre de changer d'endroit plus souvent ?
Quoi qu'il en soit, ces pêcheurs ont probablement compris qu'il était plus que temps de se recycler dans le tourisme, car je me demande si avec un aussi grand nombre de bateaux sur une surface qui, bien qu'étendue, n'est pas prévue pour recevoir autant de monde, la pêche est encore bonne...
L'eau est encore relativement propre, mais une quantité astronomique de fuel, d'eau salie et savonneuse, de déchets en tous genres est rejetée quotidiennement par les centaines de touristes qui viennent visiter la baie sur l'un des innombrables bateaux. Certains sont respectueux de cet environnement exceptionnel, et je ne peux que souhaiter que ce soit la majorité, mais d'autres, malgré que tout soit mis en oeuvre pour récolter un maximum de déchets sur le bateau, ne réfléchissent pas au fait "qu'un petit mégot jeté à l'eau" multiplié par des centaines par jour, cela fait un méga-cendrier à ciel ouvert.
Et pourtant, les images qui suivent se passent de tout commentaire... Toi, le touriste, le visiteur, le spectateur, quand tu iras faire ton excursion en bateau et admirer ces merveilles, rappelle-toi qu'un tout petit geste, lorsqu'il est multiplié par un grand nombre peut devenir un énorme bienfait ou une désolante catastrophe.
Hanoï, suite
Il y a des paysages, mais il y a aussi des habitants. Nombreux sont ceux qui ont déjà l'attitude fermée et nerveuse des grandes villes, un sourire ne les impressionne pas, la plupart ne vous le rendront pas. Un bonjour? Peut-être, et encore... J'ai eu très souvent l'impression d'être à Bruxelles et moi qui ai l'habitude de regarder les gens en face, de leur sourire et de les saluer quand je les croise, je n'ai pas eu beaucoup de réponses.
Mais, car il y a toujours un mais, ceux que j'ai rencontrés vraiment et avec qui j'ai eu l'occasion d'avoir une conversation autre que "Non, merci, je ne veux pas acheter... livre, carte postale, éventail, encens, etc.", ceux-là étaient très sympathiques, ouverts, curieux, intelligents. Un vrai régal !
Quelques exemples :
Ces deux jeunes gens près du pêcheur, qui me voyant sourire en les regardant sont venus m'aborder et parler de tout, de rien, de la pollution des lacs et de l'air.
Cette famille, sino-vietnamienne, le frère, la soeur et les deux nièces. Avec qui j'ai parlé une bonne heure. J'avais trop chaud, j'étais rouge pivoine et j'avais aussi très soif. Ils habitent près du lac de l'Ouest, tiennent une "boutique" et font de la petite restauration de rue. Je me suis arrêtée pour boire une eau, nous avons parlé, ri, la petite était suspendue à mes lèvres et demandait à son oncle de tout lui traduire. Nous avons joué avec les glaçons pour se rafraîchir. Quand je suis partie, la soeur (à gauche sur la photo) m'a envoyé ses filles pour qu'elles m'offrent son chapeau cônique. Elle ne voulait pas que j'attrape du mal avec le soleil. Cette famille m'a fait voir les habitants de Hanoï avec un peu plus d'indulgence.
Photo publiée avec leur accord
Ces ouvriers de chantier, dont j'ai ici un des membres, qui ont bien ri en me voyant avec le chapeau cônique, mais qui ont voulu savoir pourquoi je le portais, qui m'ont demandé ce que je pensais de leur pays et finalement m'ont demandé de photographier leur aîné afin qu'il passe à la postérité.
Photo publiée avec son accord
Il y a eu aussi cette gentille étudiante, dont je n'ai pas la photo, qui est venue s'asseoir à côté de moi et m'a demandé tout de go si je voulais bien parler avec elle, car elle voulait pratiquer son anglais. Elle m'a raconté son parcours, ses études, son job de vacances, ses désirs pour l'avenir - le sien et celui de son pays - elle m'a aussi parlé de la pollution. Cette question tracasse beaucoup les jeunes gens, en tout cas dans les milieux estudiantins; ils sont inquiets pour leur devenir et se rendent très bien compte qu'il y a un énorme effort à faire pour éduquer les masses afin de protéger notre planète et, plus près, leur environnement direct.












