17 juin 2007
Petits et grands métiers (3)
Les métiers du bois
Les artisans au travail
La concentration est de mise, mais les blagues ne sont pas absentes. Quelques tubes néons suspendus donnent un peu de lumière; les ventilos fonctionnent à plein régime et il fait une chaleur incroyable cet été. Néanmoins, tous ces jeunes gens font un travail remarquable avec une grande application.
Je suis le futur n°1 au Top 50
Peinture sur bois, toujours avec le sourire
Celui-ci ira-t-il dans un resort de luxe ? Un tombeau rénové ? Une pagode ? Quoi qu'il en soit, il est très joli et assorti à la casquette de la demoiselle.
L'artiste, patron et homme d'affaires.
Parti de rien, il a décidé un jour de sortir de la misère et a réussi une sacrée carrière... Actuellement, il est sollicité par un grand nombre pour son talent.
Fait entièrement avec des racines... De l'art à l'état pur !
16 juin 2007
Petits et grands métiers (2)
La fonderie de grosse pièces et le travail de la pierre
En ce qui concerne la sculpture, je n'ai pas eu l'occasion de voir travailler l'artisan, ni de prendre de photos. Pour ce qui est du travail de fonderie, ils étaient tous occupés à diverses tâches et Pierre a pu me montrer les différentes étapes du travail nécessaire à la réalisation d'une cloche pour une église, une pagode ou un tombeau et à une urne comme on en rencontre à la Cité Interdite. Et tout cela sans l'aide ou presque de machines modernes.
Artisans occupés à la finition d'une cloche
Statues de pierre et de bronze
Fabrication des moules
Lorsqu'il faut construire une très grosse pièce en bronze, comme les urnes de la Cité Interdite, il n'est bien sûr pas possible de faire tout en un seul bloc. Les différentes pièces appliquées sont donc façonnées chacune séparément et, une fois terminées dans leurs moindre détails, elles sont assemblées à la pièce maîtresse.

Four artisanal pour grosses pièces
Encore une petite semaine et il sortira une merveille de ce moule... Il faudra l'aide des voisins et de tous les ouvriers pour sortir le mastodonte de son trou...
Petits et grands métiers
Grâce à Pierre, mon vaillant guide, j'ai pu visiter de petites entreprises de la région de Hue. Les conditions de travail sont incroyables, un européen se mettrait en grève immédiatement si on les lui imposait et pourtant... Ces artisans font des merveilles avec une dextérité et une concentration incroyable. Ils restent détendus et ont presque toujours le sourire. Voici quelques-uns de ces métiers que j'ai admirés.
Le travail du bronze
La fonderie est un des arts traditionnels du Vietnam, il daterait de plus de 4.000 ans.
Du petit objet à l'urne géante
Ici, finition d'un petit objet sorti du moule. Les détails sont fignolés avec un marteau et une sorte de petit burin dont la finesse dépend du détail à faire apparaître.
J'ai été très impressionnée de voir la dextérité que ces ouvriers ont tant dans les mains que dans les pieds. Plutôt que d'avoir un établi, des étaux et se tenir debout devant, ils travaillent tous assis par terre et se servent de leurs orteils pour maintenir les objets en place et pouvoir ainsi utiliser leurs deux mains pour faire leur travail de précision. Peut-être sont-ils habitués à cette position, mais leur dos doit en prendre un sacré coup.
Un autre sujet d'admiration est la patience avec laquelle chaque moule est fabriqué, la glaise est malaxée et répartie avec les doigts avec une méticulosité dont je serais bien incapable. Le résultat est, bien sûr, à la mesure de la patience développée.
Une petite merveille que cette étagère. L'artisan-patron vend les pièces aux touristes de passage et également aux magasins de la ville.
Du bronze doré au bronze "noir"
Une technique très particulière, rapide et toute simple permet de noircir les objets. En effet, vous trouverez des objets couleur bronze comme nous avons l'habitude de les voir et également, ces mêmes objets en "noir". Pour ce faire, l'artisan allume un feu d'herbes sèches (je ne me souviens plus du nom) et fait passer la pièce pendant dix minutes dans les flammes. Une fois refroidie, ce qui prend quelques minutes à peine, l'objet est noir et le reste tant qu'il n'aura pas été repoli entièrement. Pas de taches sur les doigts ni les meubles, cette technique est tout à fait fiable et ne laisse aucune trace.
Le polissage, le façonnage des moules et les trois dames du Vietnam
Les trois dames du Vietnam : chaque statuette représente une coiffure traditionnelle. A gauche, le Vietnam du Nord, cheveux lâches et foulard; au milieu, le Vietnam du Centre, chignon sur l'arrière de la tête et à droite, le Vietnam du Sud, chignon sur le dessus de la tête et bandeau en couverture.
Hue, Rivière des Parfums (2)
Quelques photos en hommage à ces familles du fleuve
Lunch vietnamien sur le bateau
Comme vous pouvez le constater, le bateau est sommaire, pas le confort luxueux des barges que l'on trouve sur la baie d'Halong, des chaises en plastique, un sol de planches, les fenêtres sont le plus souvent en plastique également et seuls deux ou trois ventilateurs donnent un peu de fraîcheur. Néanmoins, ces conditions spartiates ont pour effet de lier les participants. Tout le monde est logé à la même enseigne et comme il est parfois difficile de monter dans le bateau ou d'en sortir, l'un aide l'autre et les langues se délient.
Repas traditionnel, la cuisine de tous les jours
Après avoir été visiter un des tombeaux, nous sommes revenus sur le bateau où une surprise nous attendait. Les chaises avaient été débarrassées et deux tapis posés à même le sol étaient garnis de bols, baguettes, boissons et victuailles. Chacun a été prié de laisser ses chaussures à l'entrée et de s'installer.
Simple, mais délicieux : riz vapeur, darne de thon aux légumes, nouilles au curry et légumes verts, haricots verts (en tout cas, cela y ressemblait) et, bien évidemment, les traditionnels nems accompagnés de leur sauce. Tout le monde s'est régalé et a mangé à sa faim, les plats étaient renouvelés dès que pratiquement vides et au final, il en est encore resté. Les boissons étaient payantes, mais quoi de plus normal, le prix de l'excursion était vraiment insignifiant.
Pour digérer, reprenons notre balade au fil de l'eau
Le temps est à l'orage et les nuages se montrent menaçants. La chaleur, par contre est toujours aussi forte, environ 37°C.
Le chemin vers la tombe de Tu Duc est un peu long et nous en profitons qui pour s'endormir un peu, qui pour admirer la vie sur la rivière et les paysages grandioses. Les montagnes se profilent à l'horizon, la frontière du Laos n'est pas bien loin...
Le tombeau de Tu Duc
Le tombeau est situé au milieu d’une immense forêt de pins, à 8 km du centre de Huê, vers le sud-ouest.
La construction a commencé en 1864 et s'est achevée en 1867. L'enceinte fait environ 12 ha et compte pas moins de 50 constructions réparties sur des terrains aménagés en terrasses.
On a davantage l’impression de visiter une résidence de plaisir qu’un tombeau; construite du vivant du roi, elle lui servait de retraite régulière pour venir composer quelques poèmes, ou pour tout simplement pêcher. Ce parc abrite non seulement tous les éléments d’un tombeau royal, mais encore tous les bâtiments d’une résidence royale: Palais de séjour du roi, palais des femmes du harem, pavillon pour la lecture, kiosque pour la pêche et les jeux d’échecs, et même une scène pour des représentations théâtrales de la troupe royale composée seulement d’actrices... Le tout en harmonie avec un système de jardins fleuris où poussent des essences rares et précieuses, de lacs, d’étangs, d’îlots avec passerelles et ponts, de bois couverts de toiture, de montagnes en miniature et d’allées bordées de pins...
Hue, la Rivière des Parfums
Une des excursions les plus prisées et très intéressante à faire lorsque l'on visite la ville de Hue est la remontée de la Rivière des Parfums. Pour une somme dérisoire (6 $), on vous emmènera sur un dragon-boat, à la découverte des tombes et pagodes qui bordent la rivière. La visite des tombes est payante (55.000 VND pour le tombeau de Tu Duc, par exemple), celle des pagodes est gratuite, mais un don est toujours le bienvenu (vous trouverez pour cela des urnes sur lesquelles est inscrite la destination de votre don : familles défavorisées, entretien de la pagode, orphelins, ...).
Au petit matin, un taxi ou un motobyke vient vous chercher à l'hôtel et vous conduit au pond d'embarquement. Le bateau, simple et rudimentaire, appartient la plupart du temps à une famille, c'est elle qui assure l'entretien, la conduite et le repas qui vous sera servi vers midi.
Dragon-boats sur la rivière
Aux différentes escales, vous n'aurez pas toujours un embarcadère en bonne et due forme, on s'arrête là où la rivière le permet, à proximité de l'endroit à visiter et on marche. 
Le chemin est escarpé, mais cette petite balade en pleine nature est très agréable, avec un peu de chance, on peut apercevoir un oiseau ou un lézard. Parfois, lorsque la tombe est trop éloignée, les motobykes attendent les visiteurs et c'est parti... une aventure et un défi, prendre plaisir au paysage en faisant totalement confiance au chauffeur...
Au fil de l'eau...
Il existe une activité intense sur la rivière, la principale étant la récolte de sable. Certains bateaux sont équipés d'un treuil manuel, d'autres plongent dans l'eau avec un panier et récupèrent le sable au fond de la rivière pour le ramener dans le bateau. Certains de ces bateaux servent également de maison aux autochtones, trop pauvres pour acheter ou louer une habitation sur les rives ou en ville.
Ici, un treuil manuel
Un véritable travail d'équipe, celui-ci devra souvent nourrir toute la famille.
On trouve de nombreuses églises dans la région de Hué, le catholicisme a débuté son implantation au début du XVIè siècle. Il a rencontré de nombreuses difficultés, notamment dues au fait que les missionnaires refusaient d'y intégrer le culte des ancêtres et certaines coutumes comme la polygamie ou la croyance aux esprits. Actuellement, de nombreuses actions humanitaires sont encore le fait de communautés religieuses catholiques (orphelinats, écoles, etc.) Selon les croyances des Vietnamiens, dans ce monde invisible et " éternel", les morts continuent leur chemin avec les mêmes besoins que les vivants : manger, dormir , travailler , s'amuser .
Appelée aussi "Pagode de la Dame Céleste", elle a été fondée en 1601 et construite avec les briques d'un temple cham; il s'agit d'une structure octogonale à 7 étages consacrés aux 7 réincarnations de Bouddha.
Un long portique marque l'entrée de la pagode; à droite, sur une énorme tortue en granit, se dresse une stèle racontant l'histoire de la pagode; à gauche, une grosse cloche sonne encore 108 coups encore aujourd'hui : les "108 illusions " de la vie.
A la sortie de la pagode, les "petites vieilles" proposent de l'eau, des éventails, des fruits, leur façon à elles de continuer à participer à l'économie familiale ou, si elles sont seules et sans famille, de survivre.
15 juin 2007
La Baie d'Along
La Baie d'Ha-Long, ou Baie d'Ha Long ou encore Baie d'Along est une étendue d'eau d'environ 1 500 km² située au nord du Vietnam dans le Golfe du Tonkin, à proximité de la Chine et à 170 km à l'est de Hanoi.
Hạ Long signifie « descente du dragon » en vietnamien. En effet, la légende raconte que le paysage exceptionnel de cette baie est dû au dragon,
être merveilleux et bénéfique au Viêt Nam, qui serait descendu dans la
mer pour domestiquer les courants marins. Se débattant, il entailla la
montagne avec sa queue. Et comme le niveau de l'eau s'est mis à monter,
elle ne laissa apparaître que les sommets les plus élevés.
La baie est considérée comme l'une des plus belles baies du monde. Depuis le 17 décembre 1994, elle est inscrite dans la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Quelques îles sont peuplées par des villages de pêcheurs, mais ceux-ci sont plus souvent flottants.(Infos Wikipedia)
Coucher de soleil sur la baie, on navigue entre les îlots majestueux et on se rend compte à quel point on est petit.
Même lorsque le temps n'est pas tout à fait de la partie, et peut-être à ce moment précis, on est pris totalement par la majesté et le mystère des lieux. Une ambiance bleutée, une légère brume loin devant, un silence à peine perturbé par le clapotis de l'eau sur la coque du bateau.
Je me suis installée tranquillement à la proue, sur le pont supérieur et je me suis laissé aller à rêvasser. Quelle que soit la direction dans laquelle je regardais, dans un 360 degré parfait, je ne voyais que ces îles paisibles et silencieuses, rochers permanents, indestructibles, sécurisants, là, posés au milieu des flots, dans la certitude du temps qui passe inexorablement.
Village flottant, petites maisonnettes sur l'eau où l'on peut se demander comment font les habitants pour vivre ainsi, au mileu de l'eau avec juste une petite embarcation pour rejoindre la rive d'une île où il est parfois bien pénible d'accoster.
Je suppose qu'il faut y être né pour pouvoir le faire, ne serait-ce que supporter le mouvement constant, le bruit des vaguelettes et parfois de vagues bien plus fortes, contre les flotteurs, la chaleur terrible qui doit régner à l'intérieur lorsque le soleil est au zénith et que la température extérieure avoisine les 38°.
Les bateaux-maisons
Encore moins confortables que les maisons flottantes, ces bateaux servent aussi d'habitation à certains pêcheurs. Peut-on supposer que les uns envient les autres d'avoir un statut social plus élevé? Les autres envient-ils les uns d'avoir plus de liberté en étant plus libre de changer d'endroit plus souvent ?
Quoi qu'il en soit, ces pêcheurs ont probablement compris qu'il était plus que temps de se recycler dans le tourisme, car je me demande si avec un aussi grand nombre de bateaux sur une surface qui, bien qu'étendue, n'est pas prévue pour recevoir autant de monde, la pêche est encore bonne...
L'eau est encore relativement propre, mais une quantité astronomique de fuel, d'eau salie et savonneuse, de déchets en tous genres est rejetée quotidiennement par les centaines de touristes qui viennent visiter la baie sur l'un des innombrables bateaux. Certains sont respectueux de cet environnement exceptionnel, et je ne peux que souhaiter que ce soit la majorité, mais d'autres, malgré que tout soit mis en oeuvre pour récolter un maximum de déchets sur le bateau, ne réfléchissent pas au fait "qu'un petit mégot jeté à l'eau" multiplié par des centaines par jour, cela fait un méga-cendrier à ciel ouvert.
Et pourtant, les images qui suivent se passent de tout commentaire... Toi, le touriste, le visiteur, le spectateur, quand tu iras faire ton excursion en bateau et admirer ces merveilles, rappelle-toi qu'un tout petit geste, lorsqu'il est multiplié par un grand nombre peut devenir un énorme bienfait ou une désolante catastrophe.
Hanoï, suite
Il y a des paysages, mais il y a aussi des habitants. Nombreux sont ceux qui ont déjà l'attitude fermée et nerveuse des grandes villes, un sourire ne les impressionne pas, la plupart ne vous le rendront pas. Un bonjour? Peut-être, et encore... J'ai eu très souvent l'impression d'être à Bruxelles et moi qui ai l'habitude de regarder les gens en face, de leur sourire et de les saluer quand je les croise, je n'ai pas eu beaucoup de réponses.
Mais, car il y a toujours un mais, ceux que j'ai rencontrés vraiment et avec qui j'ai eu l'occasion d'avoir une conversation autre que "Non, merci, je ne veux pas acheter... livre, carte postale, éventail, encens, etc.", ceux-là étaient très sympathiques, ouverts, curieux, intelligents. Un vrai régal !
Quelques exemples :
Ces deux jeunes gens près du pêcheur, qui me voyant sourire en les regardant sont venus m'aborder et parler de tout, de rien, de la pollution des lacs et de l'air.
Cette famille, sino-vietnamienne, le frère, la soeur et les deux nièces. Avec qui j'ai parlé une bonne heure. J'avais trop chaud, j'étais rouge pivoine et j'avais aussi très soif. Ils habitent près du lac de l'Ouest, tiennent une "boutique" et font de la petite restauration de rue. Je me suis arrêtée pour boire une eau, nous avons parlé, ri, la petite était suspendue à mes lèvres et demandait à son oncle de tout lui traduire. Nous avons joué avec les glaçons pour se rafraîchir. Quand je suis partie, la soeur (à gauche sur la photo) m'a envoyé ses filles pour qu'elles m'offrent son chapeau cônique. Elle ne voulait pas que j'attrape du mal avec le soleil. Cette famille m'a fait voir les habitants de Hanoï avec un peu plus d'indulgence.
Photo publiée avec leur accord
Ces ouvriers de chantier, dont j'ai ici un des membres, qui ont bien ri en me voyant avec le chapeau cônique, mais qui ont voulu savoir pourquoi je le portais, qui m'ont demandé ce que je pensais de leur pays et finalement m'ont demandé de photographier leur aîné afin qu'il passe à la postérité.
Photo publiée avec son accord
Il y a eu aussi cette gentille étudiante, dont je n'ai pas la photo, qui est venue s'asseoir à côté de moi et m'a demandé tout de go si je voulais bien parler avec elle, car elle voulait pratiquer son anglais. Elle m'a raconté son parcours, ses études, son job de vacances, ses désirs pour l'avenir - le sien et celui de son pays - elle m'a aussi parlé de la pollution. Cette question tracasse beaucoup les jeunes gens, en tout cas dans les milieux estudiantins; ils sont inquiets pour leur devenir et se rendent très bien compte qu'il y a un énorme effort à faire pour éduquer les masses afin de protéger notre planète et, plus près, leur environnement direct.
14 juin 2007
Hanoi
Hanoï, on aime ou on déteste...
Je pencherais plutôt pour la seconde proposition. Je n'ai pas aimé; je n'y suis restée que deux jours, mais cela m'a suffi. J'y retournerai peut-être plus tard, quand j'aurai vécu quelques mois au Vietnam et que je me sentirai prête à affronter la grande ville, le bruit, la circulation, les visages fermés, les vendeurs de tout et de rien qui vous harcèlent sans cesse...

Exemple de l'architecture vietnamienne dans les grandes villes.
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Scène de rue vue de mon balcon.
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Lorsque vous vous promenez dans le Vieux Quartier, prenez la peine de lever les yeux, vous verrez toute une vie suspendue. Vous verrez aussi les qualités de débrouillardise des vietnamiens (il suffit pour cela de tenter de suivre une ligne électrique), la manière ingénieuse dont l'espace est occupé (un peu comme dans les ruelles italiennes de notre vieille Europe). Lorsque vous baissez les yeux, vous constaterez peut-être avec désolation la façon dont les détritus sont abandonnés sur le bord du troittoir ou devant la maison. Il m'a fallu un certain temps pour comprendre et j'ai été très choquée par la crasse régnante, mais une fois les "recycleurs" passés, il est vrai qu'il ne reste plus grand chose aux éboueurs du matin.
La cathédrale, vestige de la culture française
"Construite à l'emplacement de la célèbre tour Bao Thien de l'ancienne, capitale Thang Loup, sous la dynastie des Ly (11-12e siècle), la Cathédrale de Hanoi, dénommée également Cathédrale Saint-Joseph, inaugurée au Noël 1886 après deux ans de construction, est de style néogothique inspiré de 1'architecture de Notre Dame de Paris.
C'est un lieu de culte important de la Religion catholique, on y organise une procession en l'honneur de Joseph son Saint patron le 19 mars de chaque année."
Texte emprunté à www.cap_vietnam.com

Pagode Tran Quoc, au bord du Lac de l'Ouest
Cette pagode est également appelée "Pagode de la Défense de la Patrie". Elle a été construite au VIème siècle. On peut y apprécier une statue du Bouddha au Nirvana, l'un des chefs- d'oeuvre de la sculpture vietnamienne.
Dans l'enceinte de la pagode se trouve un figuier sacré (arbre Bo De) provenant d'Inde.
Lac de l'Epée restituée et la Tour de la Tortue
La légende veut que la tortue tutélaire du royaume donna une épée à Lê Loi, un paysan, pour combattre les Chinois. La paix revenue, Le Loi devint roi. Quand ce dernier se promena au bord du lac, l'épée quitta soudain son fourreau et la tortue sortie des eaux, s'en empara. En 1968 une tortue de 2,10 mètres fut trouvée dans le lac. Désignée comme la tortue du roi, elle fut momifiée et placée dans le temple.
Une promenade au bord du Lac Ho Tay
Le lac Ho Tay, appelé aussi Lac de l'Ouest a une superficie de 500 ha. La balade que j'ai fait sur ses contours m'a donné un aperçu des différentes couches sociales se côtoyant à Hanoi. Des maisons luxueuses aux petites échoppes ouvrières, des pourtours aménagés en digues quasi semblables à celles de la Côte d'Azur aux berges de petits étangs où l'on retrouve les bateaux de pêche artisanale, des cafés-restaurants installés sur d'anciens navires de croisière aux petites tables de plastic en bord de route où l'on peut se désaltérer en toute quiétude, le lac Ho Tay est probablement l'un des endroits les plus calmes, romantiques et agréables que j'ai vus à Hanoi.
Benetton n'a qu'à bien se tenir...
je ne sais pas s'ils voient la vie en rose,
en vert ou en jaune, mais leur maison,
elle, on la voit de très loin
Pour me situer...

Ce que je n'ai vraiment pas envie de devenir...

Mais comme elle, je veux bien...





















































