02 juillet 2007
Promenade alentours
Sortie de la ville, balade dans la campagne environnante
Pont de style chinois
Intérieur
Vue de l'extérieur du pont
Du 2 au 5 novembre 1999 des pluies diluviennes se sont abattues sur
le Centre du Vietnam provoquant les plus graves inondations depuis plus
d'un siècle.
Il y a eu de nombreux morts, disparus et personnes
privées de nourriture pendant plusieurs jours. Les dégâts
matériels ont été considérables : destruction
de centaines de maisons, établissements publics, infrastructures, des milliers d'hectares de rizières
et de cultures maraîchères, sans compter la perte de tout
le stock de semences.
Cette catastrophe naturelle, d'une ampleur et d'une brutalité
exceptionnelles, a mobilisé l'ensemble de la population, ce qui
a permis grâce à une solidarité nationale remarquable
- et aussi à l'aide internationale déjà très
sollicitée - de secourir les premières victimes et de remettre
rapidement en état les infrastructures de base. Cependant, faute
de moyens, ces dégâts pèseront encore pendant de nombreuses
années sur l'économie de cette région.
La hauteur de pluie mesurée à Hué pendant la crue = 2 288 mm, soit plus de 80% des pluies moyennes annuelles, gradient de montée des eaux à Hué égal à 1 m/h en moyenne, niveau maximal des eaux à Hué 5,94 m, soit 1,06 m au-dessus de la crue historique de 1983 et 2,94 m au-dessus de la cote d'alerte maximale, la totalité de la plaine entourant Hué a été recouverte sous 1 à 4 m d'eau, les bâtiments publics à étages ont servi de refuges à des centaines de personnes, faisant parfois plier les structures, la montée des eaux dans la lagune a été telle que plusieurs passes nouvelles se sont ouvertes à travers le cordon littoral, provoquant de brusques et violents courants qui ont entraîné de nombreuses maisons situées au bord de la lagune, avec leurs habitants, et fait échouer un bateau de secours de la marine nationale, provoquant la mort de plusieurs marins, les habitations les plus touchées sont situées dans les vallées encaissées et dans les parties concaves des méandres du fleuve (érosion des berges), certains monuments historiques, particulièrement nombreux à Hué, ville classée au patrimoine mondial par l'Unesco, ont été très abîmés, mais sont heureusement réparables d'après les premières expertises. (Extrait d'un rapport du HSF - Hydraulique Sans Frontières)
La Rivière, toujours nourricière, parfois meurtrière
Maisons ouvrières
Rizières
A la rencontre des paysans...
Rizières
Les derniers jours ont été difficiles pour les paysans; la mousson a fait mine de commencer bien avant la période prévue, beaucoup de champs ont été inondés et les hommes ont craint pour leur récolte.
Une chance, le soleil est revenu et les pluies sont plus rares. La chaleur est étouffante et humide, mais on se presse... La nature n'attend pas et le riz doit être repiqué. Certaines rizières ont déjà été fauchées, d'autres sont en attente, d'autres encore sont en repiquage; cette alternance offre un spectacle tout en nuances.
Afin de se déplacer d'une parcelle à l'autre, un petit chenal où l'on peut passer en barque.
Plus loin sur la route, d'autres cultures, le riz est la base de l'alimentation, mais les légumes et autres graminées sont les bienvenus.
Image traditionnelle bien gravée dans la mémoire collective: les paysans penchés sur les plants, chapeau cônique, soleil de plomb...












