04 juillet 2007
Patrimoine
A côté du peuple, les moines...
La Pagode Chùa Tu Hiêu
(piété filiale)
Cette pagode a une légende qui m'a été racoontée par Abalone :
src="http://storage.canalblog.com/72/11/313832/18453120_p.jpg" alt="Vietnam_199_800"
Le bonze Nhât_Dinh qui a édifié en 1843 un pagodon avait une vieille mère très malade. Malgré tous les soins médicinaux possible, elle était toujours malade et les gens qui avaient de la compassion pour lui, lui conseillèrent d'acheter de la viande et du poisson pour suppléer à ses besoins et que sa santé s'améliorât. Malgré les critiques de beaucoup de gens, car les bonzes vietnamiens sont végétariens, il descendait tous les jours à travers la forêt, au marché pour acheter des poissons qu'il suspendait au bout de sa canne, pour remonter la pente.
Cette histoire parvint jusqu'à
l'oreille du Roi Tu_Duc, qui avait, lui-même, beaucoup de sentiments de piété pour
sa mère. Le Roi éprouva beaucoup d'admiration pour le bonze et
lui donna le nom de Sác_Tú_Tù_Hiêu_Tu. Depuis 1948, tous les mandarins
ont consacré beaucoup d'argent pour édifier la pagode.
Actuellement, la Pagode accueille des pélerins qui viennent de loin pour faire une retraite de méditation
Dominant le peuple, les nobles...
Tombeau princier
La porte principale, comme dans tous les monuments, est composée d'une triple arcade représentant les trois éléments du temps : passé, présent, avenir.
Porte latérale dans le mur de seconde enceinte
Symbole de la vie éternelle
A l'intérieur du second mur d'enceinte, le bâtiment dans lequel est dressé un autel à la mémoire de la reine ou princesse qui habita cette demeure.
L'autel et les statues représentant les ancêtres.
Ce tombeau n'a malheureusement pas encore été rénové faute de moyens financiers.
Deux escaliers menaient au pourtour de l'arène : un à hautes marches pour les mandarins et notables, un autre à marches normales pour le roi. Mpn guide, avec force imitations m'a expliqué que les mandarins et notables empruntaient l'escalier à hautes marches afin de montrer leur puissance au peuple. Harnachés de leurs vêtements de cérémonie, ils montaient tête haute et à grand renfort de claquement de pied sur les marches afin que tout le monde puisse admirer leur force et leur prestance.
Pas particulièrement grandes, les arènes de Hue, comme probablement la plupart des arènes des villes avoisinantes étaient l'occasion pour l'Empereur de donner quelques réjouissances au peuple et, partant, de leur rappeler la suprématie des notables.
En effet, les combats opposaient tigres (représentants du peuple) et éléphants (représentants des nobles). Afin de s'assurer de l'issue du combat, les tigres se voyaient amputés de leurs griffes et canines. Les éléphants étaient toujours vainqueurs et l'honneur sauf.
03 juillet 2007
Hommage...
Une femme remarquable...
J'ai décidé de lui consacrer un billet. Elle a plus de 80 printemps, elle travaille comme bénévole dans un petit musée de la vie agricole et vend pour vivre les petits objets artisanaux que son mari fabrique. Elle est belle, elle a les dents noires traditionnelles des femmes d'autrefois, elle sourit tout le temps, elle explique avec plaisir chaque étape de la vie des paysans. Pierre, mon guide, l'aide un peu lorsqu'il en a l'occasion et elle semble beaucoup l'aimer. A la fin de sa démonstration, elle m'a montré comment faisaient les femmes d'autrefois pour se noircir les dents et elle continue à mâcher ces herbes bizarres...
Le musée
La charrue... et le bâton pour faire avancer les boeufs
Tourner le riz pour l'écosser
Piler
Manger
La nasse à poissons
L'amie
Petits et grands métiers (4)
Les chapeaux côniques...
Extraits d'un article du Courrier du Vietnam
"...Personne ne se souvient vraiment à quelle époque la
tradition de la fabrication des chapeaux coniques est apparue à Huê.
Toutefois, c'est un métier séculaire car, depuis des générations à Huê
et dans tout le pays, on connaît par cœur ce poème :
Ai vô su Huê mông mo
Mua vê chiêc nón bài tho làm quà
(Si vous venez à Huê - pays de rêve, n'oubliez pas d'acheter des chapeaux coniques pour les offrir à vos proches)
Le processus de fabrication d'un chapeau conique est très complexe. Après avoir été coupées dans la forêt, les feuilles de lantanier sont séchées d'abord au soleil, puis à petit feu. Puis, l'artisan sélectionne les feuilles qui feront un bon chapeau et les repassent.
Ensuite, l'artisan couvre un cadre de feuilles et utilise un fil de crin pour les attacher aux cerceaux. On utilise un cadre sur lequel il y a 17 crans pour séparer les cerceaux en bois car, bien que les chapeaux coniques normaux comptent 16 cerceaux, ceux des bonzes en ont 17. "C'est l'étape la plus importante", a souligné, Trân Thi Thuy, artisan du village de Phu Cam, district de Phuoc Vinh, dans la ville de Huê. La dernière étape du processus consiste à enduire le chapeau d'essence de térébenthine pour donner un effet brillant et le rendre imperméable.
Un chapeau conique est constitué de 2 couches de feuilles de lantanier, entre celles-ci sont placés les symboles de Huê en papier coloré. Ainsi, à la lumière, on peut voir apparaître sur le chapeau, le pont de Truong Tiên, la rivière des Parfums, la pagode de Thiên Mu ou encore le nom de l'artisan.
Un métier traditionnel à préserver
Plusieurs
villages à Huê sont spécialisés dans la fabrication des chapeaux
coniques, les plus connus étant Phu Cam (district de Phuoc Vinh), Da Lê
(Huong Thuy) et An Cuu. "Un habile artisan ne fabrique que 2 pièces par
jour. Les coûts de production pour une pièce oscillent entre 8.000
dôngs et 10.000 dôngs et le prix de vente varie entre 15.000 dôngs et
20.000 dôngs. Ainsi, un artisan gagne seulement un bénéfice de 20.000
dôngs par jour", a expliqué, l'artisan Trân Thi Thuy. Quel métier
pénible!
Le chapeau conique était par le passé le symbole de la beauté des Huéennes. Aujourd'hui cela a changé, avec les particularités du travail en ville et les déplacements, le chapeau conique n'est plus porté que par quelques femmes âgées, les jeunes préférant les chapeaux modernes. Cependant, les artisans gardent toujours l'espoir de vivre de ce métier, car ces chapeaux typiques sont très appréciés des touristes. "Les fabricants rencontrent des difficultés pour préserver et vivre de ce métier traditionnel. Nombreux sont ceux qui, pour mieux gagner leur vie, doivent changer de métier, comme à Phu Cam où le nombre de fabricants de chapeaux coniques se réduit petit à petit. La même situation a été constatée dans les autres villages spécialisés dans la fabrication de chapeaux autour de Huê", a déclaré Lê Van Dung, habitant du village de Phu Cam. Avec le temps, la fabrication des chapeaux coniques s'est déplacée de la ville à la campagne pour y devenir métier d'appoint.
Face
à la menace de la disparition des chapeaux coniques, le Comité
populaire de la province de Thua Thiên -Huê a organisé plusieurs
activités visant à valoriser ce métier artisanal. Il est notamment
nécessaire d'élaborer des politiques prioritaires au profit des
villages spécialisés dans la fabrication des chapeaux coniques, et ce
dans l'optique de préserver ce métier traditionnel.
Tùng Chi/CVN
( 02/07/07 )
02 juillet 2007
Promenade alentours
Sortie de la ville, balade dans la campagne environnante
Pont de style chinois
Intérieur
Vue de l'extérieur du pont
Du 2 au 5 novembre 1999 des pluies diluviennes se sont abattues sur
le Centre du Vietnam provoquant les plus graves inondations depuis plus
d'un siècle.
Il y a eu de nombreux morts, disparus et personnes
privées de nourriture pendant plusieurs jours. Les dégâts
matériels ont été considérables : destruction
de centaines de maisons, établissements publics, infrastructures, des milliers d'hectares de rizières
et de cultures maraîchères, sans compter la perte de tout
le stock de semences.
Cette catastrophe naturelle, d'une ampleur et d'une brutalité
exceptionnelles, a mobilisé l'ensemble de la population, ce qui
a permis grâce à une solidarité nationale remarquable
- et aussi à l'aide internationale déjà très
sollicitée - de secourir les premières victimes et de remettre
rapidement en état les infrastructures de base. Cependant, faute
de moyens, ces dégâts pèseront encore pendant de nombreuses
années sur l'économie de cette région.
La hauteur de pluie mesurée à Hué pendant la crue = 2 288 mm, soit plus de 80% des pluies moyennes annuelles, gradient de montée des eaux à Hué égal à 1 m/h en moyenne, niveau maximal des eaux à Hué 5,94 m, soit 1,06 m au-dessus de la crue historique de 1983 et 2,94 m au-dessus de la cote d'alerte maximale, la totalité de la plaine entourant Hué a été recouverte sous 1 à 4 m d'eau, les bâtiments publics à étages ont servi de refuges à des centaines de personnes, faisant parfois plier les structures, la montée des eaux dans la lagune a été telle que plusieurs passes nouvelles se sont ouvertes à travers le cordon littoral, provoquant de brusques et violents courants qui ont entraîné de nombreuses maisons situées au bord de la lagune, avec leurs habitants, et fait échouer un bateau de secours de la marine nationale, provoquant la mort de plusieurs marins, les habitations les plus touchées sont situées dans les vallées encaissées et dans les parties concaves des méandres du fleuve (érosion des berges), certains monuments historiques, particulièrement nombreux à Hué, ville classée au patrimoine mondial par l'Unesco, ont été très abîmés, mais sont heureusement réparables d'après les premières expertises. (Extrait d'un rapport du HSF - Hydraulique Sans Frontières)
La Rivière, toujours nourricière, parfois meurtrière
Maisons ouvrières
Rizières
A la rencontre des paysans...
Rizières
Les derniers jours ont été difficiles pour les paysans; la mousson a fait mine de commencer bien avant la période prévue, beaucoup de champs ont été inondés et les hommes ont craint pour leur récolte.
Une chance, le soleil est revenu et les pluies sont plus rares. La chaleur est étouffante et humide, mais on se presse... La nature n'attend pas et le riz doit être repiqué. Certaines rizières ont déjà été fauchées, d'autres sont en attente, d'autres encore sont en repiquage; cette alternance offre un spectacle tout en nuances.
Afin de se déplacer d'une parcelle à l'autre, un petit chenal où l'on peut passer en barque.
Plus loin sur la route, d'autres cultures, le riz est la base de l'alimentation, mais les légumes et autres graminées sont les bienvenus.
Image traditionnelle bien gravée dans la mémoire collective: les paysans penchés sur les plants, chapeau cônique, soleil de plomb...
17 juin 2007
Petits et grands métiers (3)
Les métiers du bois
Les artisans au travail
La concentration est de mise, mais les blagues ne sont pas absentes. Quelques tubes néons suspendus donnent un peu de lumière; les ventilos fonctionnent à plein régime et il fait une chaleur incroyable cet été. Néanmoins, tous ces jeunes gens font un travail remarquable avec une grande application.
Je suis le futur n°1 au Top 50
Peinture sur bois, toujours avec le sourire
Celui-ci ira-t-il dans un resort de luxe ? Un tombeau rénové ? Une pagode ? Quoi qu'il en soit, il est très joli et assorti à la casquette de la demoiselle.
L'artiste, patron et homme d'affaires.
Parti de rien, il a décidé un jour de sortir de la misère et a réussi une sacrée carrière... Actuellement, il est sollicité par un grand nombre pour son talent.
Fait entièrement avec des racines... De l'art à l'état pur !
16 juin 2007
Petits et grands métiers (2)
La fonderie de grosse pièces et le travail de la pierre
En ce qui concerne la sculpture, je n'ai pas eu l'occasion de voir travailler l'artisan, ni de prendre de photos. Pour ce qui est du travail de fonderie, ils étaient tous occupés à diverses tâches et Pierre a pu me montrer les différentes étapes du travail nécessaire à la réalisation d'une cloche pour une église, une pagode ou un tombeau et à une urne comme on en rencontre à la Cité Interdite. Et tout cela sans l'aide ou presque de machines modernes.
Artisans occupés à la finition d'une cloche
Statues de pierre et de bronze
Fabrication des moules
Lorsqu'il faut construire une très grosse pièce en bronze, comme les urnes de la Cité Interdite, il n'est bien sûr pas possible de faire tout en un seul bloc. Les différentes pièces appliquées sont donc façonnées chacune séparément et, une fois terminées dans leurs moindre détails, elles sont assemblées à la pièce maîtresse.

Four artisanal pour grosses pièces
Encore une petite semaine et il sortira une merveille de ce moule... Il faudra l'aide des voisins et de tous les ouvriers pour sortir le mastodonte de son trou...
Petits et grands métiers
Grâce à Pierre, mon vaillant guide, j'ai pu visiter de petites entreprises de la région de Hue. Les conditions de travail sont incroyables, un européen se mettrait en grève immédiatement si on les lui imposait et pourtant... Ces artisans font des merveilles avec une dextérité et une concentration incroyable. Ils restent détendus et ont presque toujours le sourire. Voici quelques-uns de ces métiers que j'ai admirés.
Le travail du bronze
La fonderie est un des arts traditionnels du Vietnam, il daterait de plus de 4.000 ans.
Du petit objet à l'urne géante
Ici, finition d'un petit objet sorti du moule. Les détails sont fignolés avec un marteau et une sorte de petit burin dont la finesse dépend du détail à faire apparaître.
J'ai été très impressionnée de voir la dextérité que ces ouvriers ont tant dans les mains que dans les pieds. Plutôt que d'avoir un établi, des étaux et se tenir debout devant, ils travaillent tous assis par terre et se servent de leurs orteils pour maintenir les objets en place et pouvoir ainsi utiliser leurs deux mains pour faire leur travail de précision. Peut-être sont-ils habitués à cette position, mais leur dos doit en prendre un sacré coup.
Un autre sujet d'admiration est la patience avec laquelle chaque moule est fabriqué, la glaise est malaxée et répartie avec les doigts avec une méticulosité dont je serais bien incapable. Le résultat est, bien sûr, à la mesure de la patience développée.
Une petite merveille que cette étagère. L'artisan-patron vend les pièces aux touristes de passage et également aux magasins de la ville.
Du bronze doré au bronze "noir"
Une technique très particulière, rapide et toute simple permet de noircir les objets. En effet, vous trouverez des objets couleur bronze comme nous avons l'habitude de les voir et également, ces mêmes objets en "noir". Pour ce faire, l'artisan allume un feu d'herbes sèches (je ne me souviens plus du nom) et fait passer la pièce pendant dix minutes dans les flammes. Une fois refroidie, ce qui prend quelques minutes à peine, l'objet est noir et le reste tant qu'il n'aura pas été repoli entièrement. Pas de taches sur les doigts ni les meubles, cette technique est tout à fait fiable et ne laisse aucune trace.
Le polissage, le façonnage des moules et les trois dames du Vietnam
Les trois dames du Vietnam : chaque statuette représente une coiffure traditionnelle. A gauche, le Vietnam du Nord, cheveux lâches et foulard; au milieu, le Vietnam du Centre, chignon sur l'arrière de la tête et à droite, le Vietnam du Sud, chignon sur le dessus de la tête et bandeau en couverture.
Hue, Rivière des Parfums (2)
Quelques photos en hommage à ces familles du fleuve
Lunch vietnamien sur le bateau
Comme vous pouvez le constater, le bateau est sommaire, pas le confort luxueux des barges que l'on trouve sur la baie d'Halong, des chaises en plastique, un sol de planches, les fenêtres sont le plus souvent en plastique également et seuls deux ou trois ventilateurs donnent un peu de fraîcheur. Néanmoins, ces conditions spartiates ont pour effet de lier les participants. Tout le monde est logé à la même enseigne et comme il est parfois difficile de monter dans le bateau ou d'en sortir, l'un aide l'autre et les langues se délient.
Repas traditionnel, la cuisine de tous les jours
Après avoir été visiter un des tombeaux, nous sommes revenus sur le bateau où une surprise nous attendait. Les chaises avaient été débarrassées et deux tapis posés à même le sol étaient garnis de bols, baguettes, boissons et victuailles. Chacun a été prié de laisser ses chaussures à l'entrée et de s'installer.
Simple, mais délicieux : riz vapeur, darne de thon aux légumes, nouilles au curry et légumes verts, haricots verts (en tout cas, cela y ressemblait) et, bien évidemment, les traditionnels nems accompagnés de leur sauce. Tout le monde s'est régalé et a mangé à sa faim, les plats étaient renouvelés dès que pratiquement vides et au final, il en est encore resté. Les boissons étaient payantes, mais quoi de plus normal, le prix de l'excursion était vraiment insignifiant.
Pour digérer, reprenons notre balade au fil de l'eau
Le temps est à l'orage et les nuages se montrent menaçants. La chaleur, par contre est toujours aussi forte, environ 37°C.
Le chemin vers la tombe de Tu Duc est un peu long et nous en profitons qui pour s'endormir un peu, qui pour admirer la vie sur la rivière et les paysages grandioses. Les montagnes se profilent à l'horizon, la frontière du Laos n'est pas bien loin...
Le tombeau de Tu Duc
Le tombeau est situé au milieu d’une immense forêt de pins, à 8 km du centre de Huê, vers le sud-ouest.
La construction a commencé en 1864 et s'est achevée en 1867. L'enceinte fait environ 12 ha et compte pas moins de 50 constructions réparties sur des terrains aménagés en terrasses.
On a davantage l’impression de visiter une résidence de plaisir qu’un tombeau; construite du vivant du roi, elle lui servait de retraite régulière pour venir composer quelques poèmes, ou pour tout simplement pêcher. Ce parc abrite non seulement tous les éléments d’un tombeau royal, mais encore tous les bâtiments d’une résidence royale: Palais de séjour du roi, palais des femmes du harem, pavillon pour la lecture, kiosque pour la pêche et les jeux d’échecs, et même une scène pour des représentations théâtrales de la troupe royale composée seulement d’actrices... Le tout en harmonie avec un système de jardins fleuris où poussent des essences rares et précieuses, de lacs, d’étangs, d’îlots avec passerelles et ponts, de bois couverts de toiture, de montagnes en miniature et d’allées bordées de pins...
Hue, la Rivière des Parfums
Une des excursions les plus prisées et très intéressante à faire lorsque l'on visite la ville de Hue est la remontée de la Rivière des Parfums. Pour une somme dérisoire (6 $), on vous emmènera sur un dragon-boat, à la découverte des tombes et pagodes qui bordent la rivière. La visite des tombes est payante (55.000 VND pour le tombeau de Tu Duc, par exemple), celle des pagodes est gratuite, mais un don est toujours le bienvenu (vous trouverez pour cela des urnes sur lesquelles est inscrite la destination de votre don : familles défavorisées, entretien de la pagode, orphelins, ...).
Au petit matin, un taxi ou un motobyke vient vous chercher à l'hôtel et vous conduit au pond d'embarquement. Le bateau, simple et rudimentaire, appartient la plupart du temps à une famille, c'est elle qui assure l'entretien, la conduite et le repas qui vous sera servi vers midi.
Dragon-boats sur la rivière
Aux différentes escales, vous n'aurez pas toujours un embarcadère en bonne et due forme, on s'arrête là où la rivière le permet, à proximité de l'endroit à visiter et on marche. 
Le chemin est escarpé, mais cette petite balade en pleine nature est très agréable, avec un peu de chance, on peut apercevoir un oiseau ou un lézard. Parfois, lorsque la tombe est trop éloignée, les motobykes attendent les visiteurs et c'est parti... une aventure et un défi, prendre plaisir au paysage en faisant totalement confiance au chauffeur...
Au fil de l'eau...
Il existe une activité intense sur la rivière, la principale étant la récolte de sable. Certains bateaux sont équipés d'un treuil manuel, d'autres plongent dans l'eau avec un panier et récupèrent le sable au fond de la rivière pour le ramener dans le bateau. Certains de ces bateaux servent également de maison aux autochtones, trop pauvres pour acheter ou louer une habitation sur les rives ou en ville.
Ici, un treuil manuel
Un véritable travail d'équipe, celui-ci devra souvent nourrir toute la famille.
On trouve de nombreuses églises dans la région de Hué, le catholicisme a débuté son implantation au début du XVIè siècle. Il a rencontré de nombreuses difficultés, notamment dues au fait que les missionnaires refusaient d'y intégrer le culte des ancêtres et certaines coutumes comme la polygamie ou la croyance aux esprits. Actuellement, de nombreuses actions humanitaires sont encore le fait de communautés religieuses catholiques (orphelinats, écoles, etc.) Selon les croyances des Vietnamiens, dans ce monde invisible et " éternel", les morts continuent leur chemin avec les mêmes besoins que les vivants : manger, dormir , travailler , s'amuser .
Appelée aussi "Pagode de la Dame Céleste", elle a été fondée en 1601 et construite avec les briques d'un temple cham; il s'agit d'une structure octogonale à 7 étages consacrés aux 7 réincarnations de Bouddha.
Un long portique marque l'entrée de la pagode; à droite, sur une énorme tortue en granit, se dresse une stèle racontant l'histoire de la pagode; à gauche, une grosse cloche sonne encore 108 coups encore aujourd'hui : les "108 illusions " de la vie.
A la sortie de la pagode, les "petites vieilles" proposent de l'eau, des éventails, des fruits, leur façon à elles de continuer à participer à l'économie familiale ou, si elles sont seules et sans famille, de survivre.


































































